Adaptation au changement climatique en Ouganda

Adaptation au changement climatique en Ouganda

Duration
to
Status
Active programmes
Région
Afrique
Pays
Ouganda
Pays impliqués
1
Total budget
11,00 M€
Sector(s)
GCCA priority area(s)
Effets du changement climatique sur la région

Plusieurs études ont confirmé la vulnérabilité de l'Ouganda face au changement et à la variabilité climatiques. On s'attend à ce que le changement climatique se traduise par des épisodes plus extrêmes et plus fréquents de pluies intenses, une grande irrégularité dans le début et la fin de la saison des pluies ainsi que par des sécheresses plus fréquentes. Ces changements auront probablement des répercussions considérables sur l'agriculture, la sécurité alimentaire, les sols et les ressources en eau.

GCCA's action programme
Geographical scope
Initial GCCA/GCCA+ contribution
11,000,000.00 €
Specific objectives

Renforcer la résilience des populations rurales et des systèmes de production agricole dans la partie centrale du couloir du bétail (plus spécifiquement, les districts de Nakasongola, Nakaseke, Luweero, Kiboga, Mubende et Sembabule, qui sont particulièrement vulnérables à la sécheresse et à la variabilité du climat).

Renforcer les capacités des communautés, des fermes commerciales et du gouvernement de l'Ouganda à faire face au changement climatique.

Key achievements
  • L’accord de contribution entre la Délégation de l'UE et la FAO a été conclu en juillet 2012, et le protocole d'entente entre la FAO et le gouvernement ougandais en août 2012.
  • Durant la phase de démarrage, les points focaux du projet de l’AMCC au niveau des districts ont été identifiés, et deux bureaux de terrain ont été établis dans les districts de Mubende et de Nakasongola. L’équipe de coordination du projet a été établie tant au niveau national qu’au niveau des districts, et elle est à présent opérationnelle. Un cadre de suivi et d’évaluation a été élaboré pour assurer le suivi des réalisations et résultats du projet sur base d’indicateurs tant quantitatifs que qualitatifs. Un plan de communication et de visibilité a également été élaboré.
  • Un conseiller technique a été recruté pour appuyer le développement des connaissances et des capacités au sein de l’UCC. Une procédure de planification a été établie, menant à la finalisation d’un plan stratégique quinquennal 2013-2018. Ce plan définit la vision de l’UCC, sa mission et ses objectifs, en ligne avec la stratégie du ministère de l’Eau et de l’Environnement et la politique nationale sur le changement climatique. Une enquête sur les besoins en gestion de la connaissance a été menée dans 20 districts. Afin de répondre aux besoins identifiés, l’Unité pour les Changements Climatiques (UCC) a élaboré un programme pour une campagne de formation au niveau des districts. Le matériel de formation a été développé.
  • Un plan d’action détaillé a été préparé pour appuyer l’amélioration de l’accès à l’eau pour le bétail et les cultures – y compris en ce qui concerne la sélection des communautés bénéficiaires. Le recrutement d’un conseiller technique pour la composante «eau destinée à la production agricole» est en cours.
  • Une étude de référence basée sur des enquêtes a été menée en décembre 2012 et janvier 2013 dans les districts-cibles du couloir du bétail. Elle doit permettre de comparer la situation «avant projet» et «après projet» sur base d’une série d’indicateurs portant sur les actifs qui sous-tendent les moyens de subsistance ; l’accès à l’alimentation et la disponibilité de la nourriture ; la résilience, la capacité d’adaptation et les stratégies permettant de faire face aux effets du changement climatique; les connaissances et pratiques relatives au changement climatique ; l’accès à l’eau pour les activités productives ; et le potentiel de régénération des ressources naturelles.
  • Des ONG partenaires ont été identifiées pour assurer la promotion de l’adaptation au niveau communautaire sur base de l’approche des «fermes-écoles», et aussi pour mettre en œuvre les activités liées aux plantations de biomasse-énergie, à l’amélioration des techniques de production de charbon de bois et à l’introduction de pratiques d’adaptation dans la production de café. Grâce à cela, quelque 42 facilitateurs de «fermes-écoles»  ont été formés et 168 groupes de «fermes-écoles» ont été constitués, une initiative dont bénéficient environ 3 214 ménages et qui va de pair avec un développement des capacités, des évaluations de terrain et une planification de l’action communautaire. 70% des fermes-écoles ont développé des plans d’adaptation permettant de guider les activités pédagogiques de démonstration et de tester sur le terrain des pratiques d’adaptation.
  • Des progrès importants ont également été réalisés par toutes les écoles d'agriculture sur le terrain (EAT) dans 6 districts, sur la promotion de l'épargne et de prêts villageois comme stratégie d'adaptation. Cette activité a atteint environ 131 EAT participant, et a collecté une épargne collective d'au moins 60 000 EUR. En moyenne environ 43% de l'épargne est investie par les agriculteurs afin qu’ils puissent améliorer leur capacité d'adaptation économique aux risques climatiques.
  • Les récentes évaluations effectuées par la FAO en Décembre 2014 indiquent que les agriculteurs appliquent de plus en plus les méthodes agricoles permettant une meilleure adaptation aux changements climatiques. Cela concerne 10% des producteurs agricoles et 6% des éleveurs.
  • Les techniciens des agences au niveau national et de District, les ONG, ainsi que certains décideurs politiques, ont également bénéficié d'activités de renforcement des capacités. Les domaines thématiques de formation et de sensibilisation ont inclus: l'adaptation au changement climatique; l'atténuation des effets du changement climatique, l’intégration du changement climatique, les concepts du changement climatique, la politique et la législation, et la météo et le climat. En outre, une équipe d'experts techniques est en train d´élaborer un inventaire de la documentation disponible, qui sera la base d’un Centre de ressources et de la bibliothèque numérique sur le changement climatique de l’UCC, mis en place en coopération avec l'Université de Makerere.

 

 

 

Main activities per result

Les connaissances et capacités requises pour l'adaptation au changement climatique sont renforcées.

Les capacités institutionnelles de l'unité «changement climatique» (UCC) du Ministère de l’eau et de l’environnement seront renforcées. La sensibilisation, les connaissances et les capacités pour faire face au changement climatique seront développées dans un certain nombre de départements gouvernementaux et les districts visés par le projet. De bonnes pratiques d'adaptation seront élaborées, diffusées et intégrées dans les politiques et plans concernés.

Le bétail dispose d’un meilleur accès à l'eau grâce à des investissements dans l’eau destinée à la production agricole.

Les activités prévues visent à atténuer l'impact de la pénurie d’eau sur les systèmes de production de bétail, en mettant l'accent sur le développement et l’amélioration de la conception des infrastructures. Elles portent sur le fonctionnement et l’entretien des infrastructures d’approvisionnement en eau pour l’agriculture (tant existantes que nouvelles), la construction et la réhabilitation de citernes de vallée (principalement pour le bétail), et la réhabilitation de digues de vallée à usages multiples. En outre, des activités d'irrigation à petite échelle seront pilotées dans le cadre de l’utilisation multifonctionnelle des réservoirs d'eau. Un soutien sera accordé aux associations et comités d'utilisateurs de l'eau pour la mise en place de systèmes efficaces de gestion et de maintenance. De plus, un programme de recherche appliquée pluridisciplinaire sera mis en œuvre pour renforcer la base de connaissances relatives au bétail, aux pâturages, à l'eau et à la dynamique des populations dans le couloir du bétail, dans le cadre du changement climatique. Cette recherche vise à éclairer la prise de décisions et à atteindre un équilibre plus durable entre pâturages, bétail et ressources en eau.

Les systèmes de production agricole dans le couloir du bétail sont plus résilients aux aléas climatiques.

La résilience des systèmes de production de bétail et de café dans les districts de la partie centrale du couloir du bétail sera renforcée grâce à une approche basée sur les «fermes-écoles» visant à développer et diffuser des paquets éducatifs sur l'adaptation au changement climatique. Le réseau de petits producteurs de café constitué dans le cadre d'un précédent financement de l'UE sera utilisé comme plateforme de mise en œuvre de la sous-composante «café». Le développement de plantations d'arbres à l'échelle commerciale sera encouragé en vue de la production de bois de feu et de charbon de bois, sur base de la méthodologie mise au point par le Fonds de soutien à la production de bois à scier, financé par l'UE.

Challenges and leçons apprises (selection)
  • Lors de la phase d'identification et de formulation du projet, la consultation et l'engagement des partenaires prévus, y compris les gouvernements locaux, les ministères et d'autres partenaires du développement, se sont avérés utiles. Ceci a notamment permis d’examiner les possibilités d'utilisation des structures et modalités de mise en œuvre existantes pour la réalisation de ce nouveau projet, et d’évaluer les opportunités de complémentarité et d'alignement sur les projets programmes existants et prévus.
  • L'implication du Bureau de l’ordonnateur national dès les phases initiales a facilité encore davantage la coordination. 
Way forward (selected)
  • L’Université de Makerere, le Ministère de l’agriculture, de l’industrie animale et de la pêche, le Ministère de l’eau et de l’environnement ainsi que l’Organisation nationale de recherche agricole (NARO) travaillent à la modélisation du changement climatique à l’échelle nationale et effectuent des recherches sur l’analyse coûts-avantages des mesures d’adaptation dans les domaines de l’agriculture, de l’eau et de l’environnement.
  • Les activités et le renforcement des capacités pour promouvoir la bio-énergie et l'amélioration des technologies de production de charbon de bois seront poursuivis. Les études suivantes seront menées: (1) L'évaluation de la demande locale de bois de chauffage et la possibilité de fournir du bois de chauffage de plantations bio-énergétiques; (2) L'évaluation de la faisabilité des systèmes de production de charbon de bois commercial en Ouganda et (3) Revue des technologies de fours à charbon améliorés et des systèmes alternatifs de production de charbon de bois.
  • D'autres activités prévues comprennent: (i) établir 20 hectares de plantations de démonstration au cours de la saison de plantation Mars-Mai 2015; (ii) Diffuser les résultats des études de recherche aux parties prenantes; (iii) Mettre en place 400 hectares à vocation de production bioénergétique au cours de la saison de plantation Mars-Mai 2015; (iv) Organiser une visite d’étude concernant les fours améliorés de production de charbon de bois; (v) Élaborer et diffuser de la documentation sur les meilleures pratiques en matière de bioénergie et de production de charbon de bois.
  • La mise en œuvre des activités de terrain pour l'adaptation au changement climatique de la culture du café continuera également, afin de notamment : (1) assurer la formation pour les agriculteurs « chefs de file » et animateurs de groupe, dans les questions liées au changement climatique; (2) développer du matériel et des programmes de formation pour les centres d'apprentissage d’agriculteurs; (3) continuer à renforcer la coordination entre les groupes d'agriculteurs; (4) développer, sur le terrain, les technologies de récolte d’eau de pluie pour les besoins d'irrigation en période de sécheresse. La structure de stockage d'eau devra combiner durabilité, faible coût, et une grande capacité de stockage; et (5) poursuivre les travaux sur l'utilisation d'arbres d'ombrage et des techniques d'agroforesterie.
  • Les travaux  de construction du Centre de ressources de l’UCC, de digues et de réservoirs d’eaux artificiels, sont actuellement en cours.