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Traitement des photos numériques à l’Institut géographique national
© Ecoloodi, 2018

 

Le projet GCCA+ au Bénin, mis en œuvre par le PNUD, soutient les technologies numériques de pointe, associées à la plantation d’espèces d’arbres traditionnelles en vue du reboisement, aident actuellement le Bénin, un pays d’Afrique de l'Ouest, à atténuer l’impact du changement climatique.

 

 

 

 

 


Désiré Djomamou, directeur des équipements géodésiques et de la cartographie à l'Institut géographique national du Bénin, explique : « Dans les années 1960, à l’époque du dernier exercice national de cartographie, des forêts denses recouvraient encore le nord du pays. Mais ces anciennes cartes ne reflètent plus la réalité actuelle - ces forêts ont disparu, victimes du développement socio-économique. Nous avons vraiment besoin de cartes actualisées pour mesurer l’impact du développement. »

 

Au total, 15 500 photos aériennes, couvrant l'ensemble du Bénin, ont été prises. Certaines ont été utilisées pour créer des modèles topographiques en 3D. S’appuyant sur l’expérience de projets similaires menés au Sénégal et au Burkina Faso, le projet a constitué une équipe de 45 locaux qui ont bénéficié d’une formation au traitement et à l’analyse de ces photos. Un département de l’Institut géographique national a été spécialement aménagé pour ce volet du projet.

 

« Nous intégrons toutes les données des photos aériennes et nous y ajoutons des informations supplémentaires en utilisant les connaissances locales », explique Elodie Dubois, responsable de l'atelier de cartographie numérique. « Nous nous entretenons avec les maires, les autorités du district et les chefs de village. Ils nous indiquent les noms des lieux dans leur région, et nous renseignent sur les différentes infrastructures telles que les écoles, les centres de santé et les routes. Nous disposerons ainsi d’une bonne vue d’ensemble. »

 

Une fois la base de données enrichie d’un ensemble complet de cartes numériques, le projet a pu se lancer dans l’identification et le reboisement des tronçons de forêts-galeries les plus dégradés. Au total, 80 hectares de berges de l’Ouémé et de ses affluents ont été reboisés, avec la plantation de plus de 190 000 arbres. Ceux-ci sont plantés en bandes d'environ 25 mètres de large, sur les deux berges du fleuve.

 

« J'ai travaillé pendant deux ans sur le projet de forêts-galeries », explique Pierre Bocco Amoussou, pépiniériste du district de Zangnanado au sud du Bénin. « Nous cultivons des espèces d'arbres indigènes tels que Ceiba, Triplochiton, Xylopia, Kola et Milicia. Une fois que nous avons cultivé les semis dans la pépinière, nous apprenons aux volontaires des villages à les planter et à assurer le travail de suivi nécessaire. »

 

Les femmes jouent un rôle clé dans la réussite du projet. 7 000 membres de 13 communautés riveraines ont été formés à la gestion des inondations – parmi lesquels près de 3 000 femmes. « Le projet va bien au-delà de la restauration forestière », explique Symphorien Missegbetche, maire de Zangnanado. « Le projet aide les femmes à générer des revenus supplémentaires, et lorsqu’elles parviennent à gagner plus d’argent, elles participent à la sécurité alimentaire.

 

https://www.youtube.com/watch?v=OYCKKXvyF5fw&t=2s

http://www.undp.org/content/undp/fr/home/ourwork/ourstories/agri--et-aquaculteurs-font-face-au-changement-climatique-au-beni.html

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Atelier de formation pour de futurs analystes de photos numériques au niveau local ©PNUD