En 2007, l’Union européenne a proposé de lancer une alliance mondiale avec les pays en développement les plus vulnérables au changement climatique. Cette alliance est entrée en action l’année suivante. Il y a dix ans, personne n’établissait de lien entre le changement climatique et l’amélioration des moyens de subsistance. Le changement climatique était perçu comme une question technique et, dans de nombreux pays, ne semblait pas affecter la vie quotidienne.
Aujourd’hui, cette vision des choses a changé : le changement climatique est reconnu comme l’un des principaux défis mondiaux. En 2016, quand les dirigeants mondiaux ont signé l’accord de Paris et fait de la COP21 un événement de portée internationale, ils ont montré qu’ils prenaient le changement climatique au sérieux.


L'initiative phare d’Alliance mondiale contre le changement climatique Plus (AMCC+) est l'un des mécanismes mis en place par l’UE pour répondre aux défis mondiaux tout en développant des programmes spécifiques à chaque région. À ce jour, l’AMCC+ a financé plus de 70 projets d’envergure nationale, régionale ou mondiale en Afrique, en Asie, dans les Caraïbes et dans le Pacifique. Pour la période 2007-2020, les engagements de l’AMCC+ s’élèvent à 737,5 millions d’euros.

L'Alliance mondiale contre le changement climatique, dix ans déjà


Pour son dixième anniversaire, l’AMCC+ arbore une nouvelle identité visuelle qui évoque les couleurs de la nature et fait appel à des éléments graphiques attrayants inspirés par la thématique de l’eau et de la terre. Des vidéos, des débats, des reportages, des concours sur les réseaux sociaux et un événement spécial pour les dix ans écoulés depuis le premier projet AMCC nous accompagneront pendant toute l’année 2018.
Renforcer la résilience au changement climatique est le principal objectif de l’AMCC+ mais des bénéfices secondaires sont également à attendre : ceux qui agissent pour contrer les effets du changement climatique découvrent souvent qu’ils ont amélioré leur vie en général. Un grand nombre de nos reportage AMCC+ témoignent de la façon dont des communautés locales ont amélioré leurs moyens de subsistance alors qu’au départ elles avaient « juste » réagi à des urgences climatiques !


Par exemple, la petite île de Kokota, en Tanzanie, où le reboisement et les panneaux solaires ont non seulement inversé les tendances désastreuses qui ôtaient tout espoir de survie pour la population, mais aussi créé de nouvelles compétences et de nouvelles sources d’énergie. Des panneaux solaires placés sur le toit d’un réservoir d’eau forment une station de recharge de batteries, et des batteries de moto portables permettent aux insulaires de recharger leurs téléphones et lampes à l’intérieur de leurs maisons. Au Timor-Oriental, une communauté de montagnards contrainte par la sécheresse de trouver de nouvelles solutions a amélioré ses moyens de subsistance et son environnement grâce à l’aquaculture, à la conservation des sols et à de nouvelles cultures plus résilientes.


Face au changement climatique, changeons en mieux !


Sur ces dix années, l’UE a sans relâche démontré la réalité du changement climatique au niveau international et, ce faisant, a largement contribué à l’élaboration du nouveau cadre politique mondial. Aujourd’hui, l’UE et ses États membres assument un rôle prépondérant dans le financement de la lutte contre le changement climatique. Dans l’UE, au moins 20 % du budget 2014-2020 – soit pas moins de 180 milliards d’euros – sont affectés aux actions liées au changement climatique. Sur ce montant total, 14 milliards d’euros doivent être consacrés à la politique de développement de l’UE, qui repose sur le nouveau « consensus européen pour le développement », c.-à-d. le cadre et la réponse politiques de l’UE face au Programme de développement durable à l’horizon 2030 établi par les Nations unies.


Dans le cadre de cette réponse, l’initiative AMCC+ de l’UE a apporté, depuis 2015, quelque 100 millions d’euros en appui à l’action de l’UE en matière climatique, en particulier pour aider ses pays partenaires à mettre en œuvre leurs stratégies nationales et leurs engagements climatiques internationaux, notamment en accord avec les CDN (contributions déterminées au niveau national) dans le cadre de l’accord de Paris et de la CCNUCC.

 

 

 10 years banner