Une formation sur la fertilité biologique des sols améliore les pratiques agricoles dans le projet de l’écovillage d’Igunga

John Kang'weji, du hameau de Mwakipoleja, dans le village de Mbutu, dans le district d’Igunga, fait partie d’un groupe de 50 agriculteurs formés aux technologies de biofertilité, qui aident à diminuer l’impact négatif de l’utilisation d’engrais chimiques dans l’agriculture. Lors de cette formation, les participants ont appris à fabriquer des biofertilisants à base de produits disponibles localement, et plus précisément un biofertilisant liquide (« booster »), du compost avec du gingembre et de l’ail comme répulsifs, et une solution à base de cendres. Grâce à ces technologies respectueuses de l’environnement, John a été en mesure de contrôler les attaques de ravageurs et d’améliorer la fertilité de ses terres dans le champ de coton d’une acre qu’il a cultivé durant la saison 2017-2018.

« Grâce au projet de l’écovillage d’Igunga, j’ai suivi une formation technique sur la fabrication d’engrais organique à partir de produits locaux, ce qui m’a permis d’améliorer la qualité du sol de mon exploitation. Je m’attends à faire de meilleures récoltes que d’habitude », explique John Kang'weji. 

M. Kang'weji a préparé son biofertilisant lui-même et l’a répandu sur ses terres. Cet engrais a amélioré la fertilité du sol et les rendements sont meilleurs que lorsqu’il utilisait des engrais d’usine.  En outre, ses plants de coton sont désormais en meilleure santé.

 

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« Je m’attends à faire une bonne récolte cette année. Je pense produire jusqu’à une tonne de coton. L’an passé, j’avais récolté 200 kilos de coton seulement sur ce même champ », affirme M. Kang'weji.

« Comme leur nom l’indique, les technologies de fertilité biologique utilisent des déchets organiques disponibles localement (par ex. : son, balle de riz, bière locale, levure, poussière de roche, bouse de vache…) pour libérer lentement des nutriments dans le sol et nourrir les cultures. Il s’agit de technologies économiques et très efficaces pour augmenter les rendements tout en améliorant la gestion des nutriments, l’humidité du sol, ainsi la lutte contre les ravageurs et les maladies », explique Stella Thomas, responsable du projet de l’écovillage d’Igunga. Et d’ajouter : « l’enrichissement du sol avec des matières organiques contribue aussi à la récupération de l’eau. Le compost peut absorber et retenir une quantité d’eau sept fois supérieure à son propre poids, améliorant ainsi les capacités de stockage d’eau du sol. »  

 

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Programme « fertilité biologique » de l’écovillage d’Igunga 
Dans l’écovillage d’Igunga, 50 agriculteurs ont été formés à la fabrication et à la commercialisation de biofertilisants.
Au total, 50 agriculteurs – 23 femmes et 27 hommes – ont été formés sur les biofertilisants.
Au total, 10 ménages dans la région couverte par le projet ont adopté cette technologie. 

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