Cambodia Climate Change Alliance - Phase III

At a glance

Cambodia remains among the countries most vulnerable to climate change, and the Government has long recognised the importance of responding to it. The Cambodia Climate Change Alliance (CCCA) programme was launched in 2010 and is currently in its second phase, ending in June 2019. It is fully aligned with national institutional arrangements for climate change, and supports the implementation of the Cambodia Climate Change Strategic Plan (CCCSP, 2014-23). Under the leadership of the National Council for Sustainable Development (NCSD), the first two phases of CCCA have shown very encouraging results and were instrumental in building key elements of the climate change response over the past years, including climate change plans at national and sector levels, a financing framework, monitoring and evaluation mechanisms and support to a first generation of climate change projects. However, constrains to an effective and lasting climate change response have been identified. They include the need to deepen the programme’s impacts and ensure their sustainability, to consolidate achievements in key sectors, to expand mitigation efforts, to further capacity development and innovation including at sub-national levels, to promote active engagement from relevant national stakeholders including Academia/research bodies and the private sector, and to mobilize and sustain climate financing. In alignment with the NDC vision, the specific objective of CCCA over the 2019-2023 periods is to scale-up the Cambodian response to climate change in strategic sectors.

Duration
2019-01-01 to 2024-01-01
Status
Active programmes
Région
Asie
Pays
Cambodge
Total budget
10,00 M€
Sector(s)
GCCA priority area(s)

Le Cambodge est très vulnérable aux impacts climatiques en raison de sa géographie, de sa forte dépendance à l'égard de l'agriculture et de la pêche, de sa fragilité socio-économique et de sa faible capacité d'adaptation résultant de la pénurie de ressources humaines techniquement qualifiées, de capacités institutionnelles et de financement de l'adaptation. Plus de 80 % de la population vit dans des zones rurales et est trop exposée aux inondations croissantes et plus imprévisibles ainsi qu'aux sécheresses prolongées. L'exploitation non durable des ressources naturelles et les systèmes de gestion de l'eau inadaptés compromettent encore plus les stratégies d'adaptation des communautés rurales et augmentent les préoccupations en matière d'insécurité alimentaire. Avec près de 30 % du PIB dépendant de l'agriculture, de la pêche et de la sylviculture, l'économie cambodgienne est également très vulnérable aux effets du climat. Aux niveaux micro et macro, les difficultés de gestion des risques climatiques sont aggravées par la disponibilité très limitée d'informations climatiques fiables.

De récentes études sur la perception du public montrent que la sensibilisation aux impacts climatiques et le soutien politique à l'action climatique ont augmenté ces dernières années. Fin 2018, l'élaboration d'un nouveau plan national de développement stratégique (NSDP) pour la période 2019-2023 sera l'occasion d'intégrer pleinement l'action climatique dans la stratégie nationale de développement et dans les principaux plans sectoriels.

Countries

Après deux décennies de croissance économique soutenue, avec une augmentation annuelle moyenne du PIB de 7 %, le Cambodge a atteint le statut de pays à revenu intermédiaire inférieur en 2015 et ambitionne actuellement de devenir un pays à revenu intermédiaire supérieur d'ici 2030. Les industries du tourisme, de l'habillement et de la construction devraient continuer à alimenter une croissance économique soutenue par une diversification progressive de l'économie, une industrialisation plus poussée et le déploiement des infrastructures. Malgré la dépendance à l'égard de l'aide internationale, la stabilité politique et économique a favorisé l'investissement étranger direct, mené en grande majorité par la Chine et suivi par d'autres investisseurs régionaux. Malgré la création d'emplois dans l'industrie textile, l'économie cambodgienne ne crée pas suffisamment d'emplois pour sa main-d'Å“uvre jeune mais généralement non préparée (l'âge médian est de 25 ans) et beaucoup émigrent vers les pays voisins comme la Thaïlande.

La forte croissance économique du Cambodge s'accompagne d'une augmentation exponentielle des projets de construction, de l'expansion industrielle et du développement des infrastructures, en grande partie grâce aux investisseurs privés et étrangers. Pourtant, ce sont les institutions gouvernementales qui ont la responsabilité de veiller à ce que le développement du pays soit inclusif (les plus vulnérables ne sont pas laissés pour compte) et durable (la croissance économique est découplée de l'intensité en carbone). Le cadre institutionnel du pays présente un certain nombre de défis qui pourraient entraver la durabilité du Cambodge. Il manque des systèmes d'incitation qui pourraient débloquer une croissance à faible intensité de carbone avec des avantages connexes pour le développement. Les capacités techniques et analytiques permettant d'évaluer les options politiques et d'appliquer les réglementations font défaut, ce qui fait que les possibilités d'investissements à l'épreuve du climat et d'adoption de voies à faible intensité de carbone restent inexploitées. Les investisseurs privés responsables prêts à s'engager dans des solutions vertes ne peuvent pas bénéficier d'un cadre politique favorable. Les décideurs politiques et les planificateurs (au niveau sectoriel et infranational) manquent souvent d'informations et de connaissances pour mettre en Å“uvre des réponses climatiques efficaces, car la capacité à générer, gérer et utiliser les informations climatiques est faible.

Pour être en mesure de passer à un développement à faible intensité de carbone et résistant au climat, trois facteurs ont été identifiés : la capacité à générer, gérer et utiliser les informations sur le climat, la capacité institutionnelle à transformer le cadre politique en un cadre sensible au climat et la capacité à mobiliser des financements et à orienter les décisions d'investissement vers la durabilité.

GCCA's action programme
Geographical scope
Initial GCCA/GCCA+ contribution
6,000,000.00 €

Objectifs spécifiques

La réponse cambodgienne au changement climatique dans des secteurs stratégiques est renforcée (travaux publics et transports, énergie, environnement, éducation et développement rural).




Produits
  • Résultat attendu 1 : des informations climatiques pertinentes sont produites de manière fiable et en temps utile, sont adaptées au secteur et ciblent des besoins spécifiques
  • Résultat attendu 2 : Des outils sont développés et mis en Å“uvre pour l'intégration efficace de la citoyenneté d'entreprise dans les cadres politiques/réglementaires, les programmes et les budgets des secteurs prioritaires.
  • Résultat attendu 3 : Les capacités nationales de mobilisation, de coordination et de suivi des ressources publiques et privées en matière de changement climatique sont renforcées.



Activités

Les principales activités sont les suivantes, dans le cadre du résultat 1

  • Combler les lacunes persistantes en matière d'information (pour mieux informer les décideurs) : en achevant la réduction d'échelle nationale/régionale des projections climatiques sur la base de scénarios/tendances (intégration de la cartographie du système de gestion des urgences Copernicus) ; en élaborant des évaluations de la vulnérabilité : par sexe, par secteur, au niveau infranational ; en actualisant/en complétant les inventaires de GES : par secteur et pour une couverture plus large (bases de référence).
  • Gérer plus efficacement les connaissances existantes sur le climat (pour mieux équiper les institutions) : en renforçant le portail de données du CNDS avec un contenu convivial et un accès amélioré ; en enrichissant le référentiel de connaissances : systématisation des enseignements des projets pilotes, inventaire des outils ; en facilitant le partage des expériences/meilleures pratiques entre les secteurs et au niveau régional (S/S).
  • Faciliter l'intégration des informations/connaissances sur le climat dans les processus de planification et de programmation : en évaluant les besoins des secteurs clés et des planificateurs infranationaux en matière de données et de recherche sur le climat ; en facilitant le dialogue entre les chercheurs universitaires et scientifiques et les décideurs politiques ; en aidant le monde universitaire à élaborer des produits de connaissance et de communication axés sur les politiques.

Acteurs clés : Universités et organismes de recherche (nationaux et internationaux), CNDS, ministères concernés et

Les principales activités sont les suivantes, dans le cadre du résultat 2:

  • Sensibiliser et engager les acteurs clés dans les réponses au climat : Par la sensibilisation aux impacts et aux opportunités climatiques (référence : NDC, SDGs), activités/produits de plaidoyer adaptés aux hauts fonctionnaires, aux collectivités locales, aux communautés
  • Intégrer le changement climatique dans les stratégies sectorielles et les décisions d'investissement : en fournissant des formations, une assistance technique basée sur l'expertise et un soutien institutionnel pratique (basé sur l'évaluation des besoins) sur les outils de planification/programmation/budgétisation (ABC, développement de pipeline, systèmes MRV) et les réformes de la gestion des finances publiques.
  • Explorer les options politiques et incuber des solutions techniques dans les secteurs prioritaires : en évaluant les options politiques (par l'analyse coûts-avantages, les meilleures pratiques régionales, les outils de financement innovants), en testant des approches sectorielles (par des subventions pour des investissements à l'épreuve du climat et des solutions à faible émission de carbone) et en encourageant les "champions"/meilleures pratiques pour développer et orienter les politiques
  • Assurer la coordination de la réponse au climat entre les secteurs et les acteurs : en facilitant la gestion par le CNDD d'un dialogue multipartite inclusif et d'un S&E participatif ; en favorisant l'articulation et les synergies au sein des actions des membres du CCTWG (gouvernements/donateurs/OSC) pour amplifier les impacts ; et en soutenant les efforts du CNDD pour intégrer le climat au niveau infranational (en particulier avec les provinces et les municipalités prêtes à piloter des actions climatiques).


Acteurs clés : CNDD, ministères concernés (MRD, MPWT, MME, MOE, MOEYS), MEF, NCDD, OSC, secteur privé, autorités infranationales ciblées.

Les principales activités sont les suivantes : Résultat 3 :

  • Faciliter le suivi continu des finances publiques allouées à l'action climatique : en surveillant les dépenses climatiques dans les budgets publics et dans les flux d'APD et d'IDE ; en harmonisant les méthodologies de suivi des dépenses climatiques aux niveaux sectoriel et infranational, et en explorant la résilience fiscale en s'inspirant de l'étude sur les impacts macroéconomiques du climat
  • Créer un environnement favorable aux investissements privés nationaux et étrangers : en informant la nouvelle loi sur les investissements par une étude des options politiques visant à mobiliser les investissements verts privés (régimes fiscaux/incitatifs, réformes réglementaires, systèmes de certification/RCS, etc.) ; en étudiant les options politiques pour financer les investissements sensibles au climat (subventions complémentaires, outils de réduction des risques, garanties de crédit, etc. ) dans des secteurs prioritaires (énergie, transports, infrastructures rurales) ; en pilotant des instruments de financement pour susciter l'engagement des acteurs privés (PME) et du secteur financier (banques commerciales) dans les investissements verts et les régimes d'assurance (petites entreprises, ménages) ; et en améliorant la préparation des institutions à élargir l'accès aux fonds internationaux pour le climat (FMC et autres )
  • Moderniser le mécanisme de financement de l'innovation de l'ACCC : en augmentant l'allocation de subventions aux projets pilotes (provenant de diverses parties prenantes) introduisant des innovations technologiques/gestionnaires en matière d'adaptation/atténuation (en favorisant les synergies/co-bénéfices entre l'adaptation et l'atténuation, par exemple : accès à l'énergie grâce aux énergies renouvelables dans le développement rural, solutions écosystémiques pour la gestion des risques de catastrophes et des stocks de carbone dans la sylviculture, etc. ) ; en introduisant une série de critères d'investissement (y compris, éventuellement, pour les projets pilotes : portefeuille d'équilibre sectoriel, co-bénéfices des SDG, ciblage des groupes les plus vulnérables, prise en compte de la dimension de genre, joint/entreprises et PPP, équilibre A/M, prise en compte des priorités infranationales (districts, municipalités : promouvoir l'engagement avec les principes de la Convention mondiale des maires pour l'énergie et l'innovation climatique), en montrant des effets démonstratifs à l'échelle et en exploitant le potentiel de mobilisation de cofinancements de la part des donateurs (par ex : la "Facilité climatique pour le Cambodge" de l'AFD, le "Demo Environment" de la Suède, les fonds internationaux pour le climat, et autres).

Acteurs clés : NCSD, MEF, CDC, ministères concernés (en particulier : MRD, MPWT, MME), NCDD, secteur privé (et potentiellement secteur financier : Banque nationale, banques commerciales), OSC, partenaires de développement.