Apprendre à l’ère du changement climatique

 

SurinameLes jeunes jouent un rôle majeur dans la lutte contre le changement climatique, en tant qu’acteurs potentiels mais aussi personnes les plus affectées par ses impacts. Les actions pour le climat impliquant des jeunes devraient donc faire partie intégrante des réponses globales et spéciques au changement climatique. « L’éducation au changement climatique aide les jeunes à comprendre et à tenter d’atténuer l’impact du réchauffement planétaire, les encourage à changer d’attitude et de comportement et facilite leur adaptation aux tendances liées au changement climatique », déclare l’UNESCO.

 

 

L’AMCC+ distingue deux types de bonnes pratiques :

1. L’offre d’espaces physiques et virtuels d’interaction et d’accès aux données scientifiques et connaissances sur le climat

L’AMCC+ s’emploie à développer une grande quantité de ressources et de forums en ligne ciblant les jeunes et facilitant leur accès aux données scientiques et aux connaissances empiriques sur le climat. Actuellement, l’AMCC+ collecte et partage des success stories, des outils, des bonnes pratiques et des données scientiques.

Les conférences internationales offrent aussi des opportunités d’interaction avec les jeunes. Ainsi, la première Réunion sur la résilience dans le Pacique, organisée en 2019, avait pour thème « L’avenir des jeunes dans un Pacique résilient ». Elle a réuni plus de 300 participants – des étudiants, des décideurs politiques, des acteurs de la société civile, des représentants du secteur privé et des scientiques. Un événement régional similaire à Trinité-et-Tobago a réuni de jeunes chercheurs des Caraïbes. L’AMCC+ octroie par ailleurs des bourses pour des études à l’Université du Pacique Sud, basée à Fidji.

2. L’éducation des jeunes au changement climatique et au développement durable

Au niveau mondial, l’AMCC+ développe des modules de formation pour les jeunes et les adultes, et relaie d’autres ressources éducatives (par ex, MOOC d’institutions internationales ou ressources éducatives nationales). Des jeux sont aussi élaborés pour le grand public et à des ns éducatives. La collaboration directe avec les écoles s’articule autour de trois grands axes :

  • Activités de sensibilisation : activités ad hoc et visites de terrain, par exemple aux Comores, au Mali, en Mauritanie, au Myanmar, au Népal et en Sierra Leone. Ces activités s’appuient sur un cours destiné aux enseignants et sur l’élaboration de matériel éducatif formel et informel. En fonction des spécificités du pays, des programmes de formation sectorielle sont développés pour les écoles primaires et secondaires : risques du changement climatique pour la santé aux Kiribati, gestion des déchets au Liberia et au Nigeria, exploitation forestière au Cap-Vert et aux Comores, et mangroves au Belize.
  • Apprentissage grâce aux pratiques durables et activités de surveillance : plantation d’arbres, potagers ou suivi des précipitations dans des clubs environnementaux au Ghana, sur les îles Marshall et en Tanzanie ; systèmes d’alerte précoce en cas de sécheresse ou d’inondation pour les étudiants et le personnel au Mozambique ; éducation à l’importance de la mangrove à travers des visites et des camps pour les jeunes au Guyana. À Niué et à Nauru, les écoles contribuent à la sensibilisation au changement climatique et aux pratiques de conservation de l’eau ; à Tonga, les enfants sont impliqués dans la sensibilisation à la protection et à la surveillance des côtes ; sur les îles Marshall, les écoles se lancent dans la plantation d’arbres et l’entretien de potagers.
  • Intégration complète dans le programme d’enseignement : avec l’aide de l’Union européenne, certains pays ont développé leurs propres programmes d’écoles écologiques (Seychelles). Grâce au soutien de l’AMCC+, le Cambodge s’emploie à intégrer le changement climatique dans tous les programmes d’enseignement, du primaire à l’université, ainsi que dans tous les programmes de formation professionnelle.

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