Au Niger les femmes sont au cœur du développement

 

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©Philippe d'Aout, DUE Niger

 

L’agriculture au Sahel est soumise à la menace de la désertification et la dégradation des sols est l’une des plus grandes contraintes pour l’environnement et la vie au Sahel. Elle se manifeste par la baisse de la fertilité des sols, donc de la productivité mais aussi la perte de la biodiversité. Dans certains pays sahéliens comme le Niger, plus de 50% des dégradations des terres agricoles sont dues à un système agro-pastoral extensif qui détruit le sol.

A travers l’AMCC+, le Projet d’Appui à la Résilience Climatique pour un Développement Agricole Durable (PARC DAD) financé par l’Union Européenne est mis en œuvre au Niger dans les Provinces de Zinder et de Dosso. Dans ce projet, les activités de récupération des terres dégradées riment parfois avec avancées sociales.

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©Philippe d'Aout, DUE Niger

Parmi toutes les activités mises en œuvre par le projet en milieu rural, celle qui consiste en la récupération biologique des terres dégradées (Bioreclamation of Degraded Land – BDL) se différencie par son aspect expérimental. Mise en œuvre par l’ICRISAT, elle consiste en l’application de toute une série de techniques agricoles (RTD, RNA, etc.) sur un périmètre latéritique dégradé, devenu impropre à l’agriculture.

 

 

 

Entièrement dédiée aux femmes, cette activité débute nécessairement par la mise en place de mécanismes d’ingénierie sociale visant à assurer la cohésion et la vision commune d’un groupe de femmes qui se sont déclarées volontaires pour mener à bien les activités et les travaux d’aménagement. Les femmes s’engagent à la récupération du terrain et recoivent un soutien alimentaire pendant la durée de réalisation des ouvrages. Le site obtenu est sécurisé par des actes de donation ou de prêt.

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          Women beneficiaries working on the reclamation site (half-moon farming) – ©ICRISAT

 

En fonction de l’organisation du travail, les ouvrages réalisés par les femmes sont garnis de fumures organiques en attendant le semis ou la plantation dès les premières pluies. Les plantules de moringa et de pomme de sahel déjà en pépinière peuvent être plantés dans les trous préparés à cet effet dans les demi-lunes et les tranchées. Les trous de Zaïs reçoivent quant à eux les semences de gombo, Lucena, oseille, piment, etc.

 

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©ICRISAT
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©ICRISAT

 

 

 

 

 

 

 

Lien: 

Vendredi pour le Climat | Aider les femmes à revendiquer la terre au Niger