Faire passer les CDN au niveau supérieur : de la théorie à la pratique

NDC

 

À la suite de l’Accord de Paris, la coopération climatique s’est concentrée sur le déploiement de mécanismes visant à aider les pays en développement à faire passer leur CDN de la théorie à la pratique. Un début d’architecture visant à lutter contre le changement climatique a vu le jour, encourageant une « approche technique axée sur les partenaires ». Ce groupe se compose notamment d’une série de dispositifs établis avant l’Accord de Paris (à savoir NDC Cluster, LEDS Global Partnership, Africa Partnership Facility for NDC) – qui sont passés de la préparation des CDN à leur mise en œuvre – et d’autres systèmes établis immédiatement après la COP21 et lancés lors de la COP22.

Ensemble, ces dispositifs rassemblent plus de 100 pays, représentants d’institutions internationales et acteurs étatiques engagés dans la lutte contre le changement climatique.

Dans les deux ans qui ont suivi la COP22, les « nouveaux architectes des CDN » ont travaillé avec les pays pour donner forme aux CDN. Ils ont créé des bases de données bien fournies pour partager des informations, lancé des initiatives financières, proposé du soutien consultatif pour réduire les différences de connaissances entre les pays, et, dans le cas du NDC Partnership, orienté le soutien des bailleurs et des institutions vers les priorités identifiées au niveau national.

La clé du succès de cette approche est la méthode utilisée par ces initiatives pour partager des informations climatiques. Elles élargissent progressivement leurs réseaux de partenaires pour générer des informations et données actualisées qui permettent aux pays d’apprendre, de consolider leurs connaissances et de renforcer leurs mesures de lutte contre le changement climatique. Ce nouveau mode opératoire a déjà débouché sur des résultats encore inimaginables il y a seulement un an : les actions pour le climat communiquées dans les CDN sont alignées sur 154 des 169 cibles des Objectifs de développement durable de l’ONU, indique le World Resources Institute dans sa base de données Climate Watch.

Cela signifie que malgré la prolifération des initiatives, documents et séminaires sur le sujet, les trois principales initiatives sont les suivantes :

Le NDC Partnership (mondialement actif), la Plateforme de la Banque mondiale sur les CDN (mondialement active) et NDC INVEST du Groupe de la BID (actif en Amérique latine et dans les Caraïbes). Il s’agit des trois chefs de file en matière de CDN dans le contexte des négociations de la CCNUCC.

Par conséquent, les autres dispositifs et hubs, créés parallèlement à ces trois-ci, devraient veiller à ce que leur approche intègre le travail déjà réalisé. Cela évitera le chevauchement des activités, le gaspillage de fonds, les incompréhensions concernant les méthodologies, ainsi que la distorsion du « marché des CDN » en termes de besoins techniques/financiers nationaux.

Les enseignements tirés et les résultats déjà atteints par les activités du NDC Partnership dans certains pays devraient être partagés et exploités par d’autres États. Les outils, bases de données et plateformes web, ainsi que les hubs créés en parallèle, offrent des opportunités de diffuser les connaissances et favorisent l’apprentissage mutuel.