SUPA AMCC+ : les inondations, principale préoccupation des communautés de Tongatapu

 

Les Tonga se situent entre 15 ° et 23 ° de latitude sud et entre 173 ° et 177 ° de longitude ouest, ce qui les rend propices aux cyclones tropicaux. Tongatapu est une île relativement plate dont la majeure partie de la côte nord, en ce compris la zone urbaine de Nuku’alofa, la capitale, ne s’élève qu’à un ou deux mètres au-dessus du niveau de la mer et est sujette aux inondations en cas d’ondes de tempête et de fortes pluies.

 

Tonga

 

Le projet SUPA (Scaling Up Pacific Adaptation, Renforcement de l’adaptation du Pacifique) de l’Alliance mondiale contre le changement climatique+ (AMCC+) évalue la côte dans la partie nord de Tongatapu en vue d’orienter les activités du projet aux Tonga, mais aussi toute future proposition de protection côtière par le gouvernement des Tonga.

Les inondations, en particulier lors de la marée haute, les ondes de tempête et les fortes pluies sont apparues comme des préoccupations majeures pour les résidents des régions visées. Les membres de la communauté de la circonscription de Nukunuku ont indiqué que certaines terres agricoles avaient été inondées par de l’eau de mer, entraînant la destruction des récoltes et affectant leurs moyens de subsistance.

Une dame âgée de la circonscription de Vaini a déclaré qu’il y a 30 à 50 ans, la mangrove recouvrait la côte où elle vit et les inondations étaient rares. Depuis que la mangrove a disparu, la région est constamment inondée.

Le projet SUPA de l’AMCC+, financé par l’UE, collabore étroitement avec le ministère du Changement climatique des Tonga pour garantir que toutes les activités du projet soient alignées sur le cadre de développement stratégique des Tonga (2015-2025), la politique des Tonga relative au changement climatique et le plan d’action national conjoint 2.

Le projet SUPA de l’AMCC+ vise à élargir les mesures d’adaptation au changement climatique dans des secteurs spécifiques, à travers la gestion des connaissances et le renforcement des capacités. Ce projet de 4,5 ans (2019-2023) est financé à hauteur de 14,98 millions d’euros par l’Union européenne et mis en œuvre par la Communauté du Pacifique (CPS), le Secrétariat du Programme régional océanien de l’environnement (PROE) et l’Université du Pacifique Sud (USP), en collaboration avec les gouvernements et les populations des Îles Cook, des États fédérés de Micronésie, des Fidji, de Kiribati, des Îles Marshall, de Nauru, de Niue, des Palaos, des Tonga et de Tuvalu.